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L’amour dans la religion – Partie 2

  • Photo du rédacteur: Juliette Mita
    Juliette Mita
  • 12 nov. 2018
  • 4 min de lecture

Chapitre V : L’adultère


Sur la question de l’adultère, les trois religions monothéistes s’entendent sur sa proscription. Néanmoins, tandis que l’islam et le judaïsme semblent fermes quant au châtiment réservé, le christianisme se montre plus clément.


La tradition islamique interdit explicitement l’adultère qui y est défini comme une relation extra-conjugale incluant une pénétration. Jugée néfaste et aliénante, cette pratique est considérée comme un crime qui s’inscrit dans la catégorie des châtiments prescrits. Ces derniers s’apparentent à des actes légalement interdits que Dieu s’autorise à punir fermement par l’intermédiaire de sanctions établies et immuables. Si la charia vient punir l’acte d’adultère par la peine de mort, certaines interprétations coraniques mettent davantage en avant la miséricorde divine. 


L’interdiction de l’adultère a une place importante et incontestable dans la religion juive dans la mesure où elle se trouve à la deuxième place des dix commandements. En effet, elle s’apparente à un moyen de pérenniser le mariage de part sa présence dans la kétouba des époux. Cette prohibition est de surcroît renforcée par le cinquième commandement qui interdit la convoitise. C’est ainsi davantage le désir de tromperie que l’acte en lui-même qui est proscrit. Enfin et à l’instar de l’islam, le châtiment venant sanctionner l’adultère dans la Torah est la peine de mort.


Les chrétiens condamnent formellement l’adultère dans la mesure où il s’apparente à une violation de l’engagement du mariage. Le Nouveau Testament concède en outre une dimension mentale à cet acte en l’étendant à l’intention même d’infidélité. Il est ainsi recommandé de résister à ces pulsions qui se veulent être momentanées ; les plaisirs passagers qui y sont liés disparaissent promptement tandis que la douleur récoltée persiste. Il est enfin important de souligner que le pardon de Dieu est accessible pour les personnes s’étant repenties d’un tel pêché.


Chapitre VI : Les enfants


Considérés comme un présent divin, les enfants revêtent une importance primordiale dans la religion. S’ils sont présentés comme une source de bonheur, cette dernière est néanmoins soumise à la condition d’une éducation dans la foi.


Le fait d’avoir une descendance est une obligation chez les juifs dans la mesure où il s’agit de l’une des premières mitzvot. L’objectif est en effet d’assurer une descendance au peuple juif et une continuité à son histoire. Pour ce faire, les parents sont chargés d’éduquer leurs enfants dans la religion. Tandis que la religion se transmet par la mère, qui a pour rôle inhérent d’inculquer les traditions et la culture du judaïsme, le père est quant-à-lui en charge d’un enseignement plus rigoureux de la foi et de l’histoire.


La tradition chrétienne reconnaît également le fait d’avoir des enfants comme un devoir. Dans la mesure où ceux-là sont considérés comme un don de Dieu, le couple doit toujours rester ouvert à l’éventualité de donner la vie à l’issue de ses rapports sexuels. Il s’agit par ailleurs d’une lourde responsabilité pour les parents qui sont chargés d’éduquer leurs enfants dans l’obéissance et dans la foi. Tandis que le père est responsable du travail externe de la famille, la mère est davantage en charge de son fonctionnement interne au sein de la maison.


Dans la religion islamique, les enfants sont considérés comme une bénédiction et la descendance au sein de grandes familles est encouragée. Tandis que la religion se transmet par le père, la mère a quant-à-elle un rôle primordial dans l’éducation des enfants. Ces derniers lui doivent gentillesse et gratitude dans la mesure où l’on considère que « le Paradis se trouve à ses pieds ». Par ailleurs, si les enfants sont avant tout une grande source de bonheur, ils peuvent également représenter une grande épreuve ; une éducation dans la religion et la foi est ainsi dûment recommandée. Le Coran tient enfin à mettre l’accent sur le fait qu’une descendance féminine est tout aussi souhaitable qu’une descendance masculine.


Chapitre VII : L’homosexualité


Concernant l’homosexualité, on observe un consensus religieux sur son interdiction. Si les textes divins sont sévères et rigides sur le sujet, nous devons vigoureusement encourager une avancée sur cette question sociétale de premier ordre.


La religion chrétienne réprouve l’homosexualité. Dans la mesure où elle ne légitime que les actes visant à engendrer la vie, les relations sexuelles entre personnes de même sexe s’apparentent en effet à des péchés allant contre l’ordre naturel des choses. L’homosexualité est de ce fait considérée comme un pêché grave et passible de mort. Le Nouveau Testament ajoute enfin à cela qu’elle ne doit pas seulement être perçue en acte, mais également en pensée.


Les musulmans rejoignent l’enseignement biblique en condamnant ce qu’elle désigne comme « l’acte du peuple de Lot ». Si l’attirance envers les personnes de même sexe en elle-même n’est pas désapprouvée, l’acte de sodomie est quant-à-lui fermement proscrit car considéré comme un pêché contre l’ordre établi de Dieu. Selon certains hadîths, à savoir le recueil des actes et des faits du Prophète, la peine encourue pour avoir commis cet acte serait la peine de mort. On constate par ailleurs une plus grande indulgence envers les pratiques impliquant des femmes entre elles.


À l’image des deux autres religions monothéistes, le judaïsme s’oppose à l’homosexualité. Si l’acte homosexuel en lui-même est perçu comme une abomination à plusieurs reprises dans la Torah, les sentiments et le désir envers une personne du même sexe ne sont, eux, pas condamnés. Dans les textes, on peut lire que la peine encourue pour cette pratique est la peine de mort. Enfin, la religion juive n’intègre pas non plus l’homosexualité féminine.



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