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Ma vision du futur

  • Photo du rédacteur: Juliette Mita
    Juliette Mita
  • 7 mai 2021
  • 2 min de lecture

Article écrit pour le média Turfu (lien).


Pour cette première carte blanche proposée par l’équipe Turfu, il m’a semblé évident, en guise d’introduction et de présentation, d’exposer à ceux qui me liront ma vision du futur. Qu’est-ce que le futur représente à mes yeux ? Vaste question, mais je vais tenter d’y répondre dans les lignes qui suivent...


Le futur est tout d’abord synonyme d’espoir. En effet, dans la mesure où il fait référence à un temps qui n’existe pas encore et que nous sommes libres d’appréhender comme bon nous semble, il représente le champ de tous les possibles, un sol fertile à la réalisation de nos rêves. Cette idée nous renvoie à la doctrine existentialiste qui affirme que l’existence précède l’essence, autrement dit que nos actes construisent notre identité et non que notre identité détermine nos actes. Jean-Paul Sartre, figure majeure de ce courant, citait à ce propos l’écrivain Francis Ponge : « l’homme est l’avenir de l’homme ». S’il est évident que cette citation mérite d’être étendue à la gente féminine (il n’y a pas de raison), elle traduit avant tout l’idée selon laquelle le futur n’existera que d’après ce que nous aurons décidé d’en faire. En d’autres termes, l’humain d’aujourd’hui porte la responsabilité de déterminer ce que sera l’humain de demain.


Telle une mise en abyme, le mot turfu représente lui-même le futur du mot futur. Il donne en effet à ce dernier une connotation fraîche et dynamique et l’imprègne d’un parfum régénérateur. Le turfu apparaît alors comme le symbole d’une jeunesse qui se réapproprie son avenir.


Cette réflexion me conduit à interroger la segmentation universelle que nous faisons de la temporalité entre le passé, le présent et le futur. Pourquoi établir une séparation aussi stricte ? Ces notions temporelles sont d’autant plus difficiles à appréhender qu’elles ont une fâcheuse tendance à se superposer. Tandis que toute pensée ou action, dès lors qu’elle est exprimée ou accomplie, appartient au passé, le présent n’existe véritablement jamais car il représente cet intervalle presque inexistant entre ce qui a été et ce qui sera. Dès lors, les expressions « vivre dans le passé, le présent ou le futur » ont-elles du sens ? Pouvons-nous vraiment choisir parmi ces trois modes de vie ? Alors que les souvenirs de notre vie passée nous guident sans cesse et que nous nous projetons inévitablement dans l’avenir, nos actes ne peut être effectués qu’à un instant t. Face à cet écoulement incessant du temps, il convient de s’émanciper de cette discontinuité fictive de notre vie et de se réapproprier le temps qui s’offre à nous.


Pour conclure, je dirais que le futur est gage d’optimisme, car nul ne peut avoir une vision négative de ce qui n’existe pas encore. Telle une toile vierge dont nous serions le pinceau, le futur s’offre à nous comme l’œuvre de notre vie à venir.


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