top of page

Que nous enseigne le massacre des Ouïghours sur notre humanité ?

  • Photo du rédacteur: Juliette Mita
    Juliette Mita
  • 15 juin 2021
  • 2 min de lecture

Article écrit pour le média Turfu (lien).


Le sujet que je souhaite mettre en avant dans le texte présent nous concerne toutes et tous. Depuis de nombreux mois, on en entend parler au quotidien et nul ne saurait rester indifférent face à la cruauté qu’il reflète : je veux bien sûr parler du génocide des Ouïghours actuellement perpétré par le gouvernement chinois.


Les faits, nous les connaissons tous. De nombreuses personnalités et associations font un remarquable travail pour faire parvenir jusqu’à nous les détails sordides de cette tragédie. C’est pourquoi je ne souhaite pas réaliser aujourd’hui un exposé de la situation mais plutôt m’attarder sur ce que ce nouveau génocide nous laisse à penser, sur ce qu’il révèle de notre humanité. Par humanité, je ne considère pas les personnes dans leur individualité, mais bien l’être humain dans sa généralité. Qu’est-ce que ce drame nous dit de la nature humaine ?


Cette tentative d’éradication du peuple ouïghour met d’abord en lumière la face la plus sombre de l’espère humaine : sa volonté de détruire, de nuire à autrui, autrement dit de faire le mal. Quelles fins, si convoitées soient-elles, peuvent justifier le massacre d’une population ? Quelle est l’origine de cette défaillance du système de valeurs fondamentales ? Comment le mal peut-il prendre possession de l’humain au point de commettre de telles atrocités ? Je n’ai évidemment pas de réponse à ces questions qui pourtant en attendent une.


Ce que révèle également ce génocide, c’est l’incroyable capacité de notre humanité à oublier. Il y a à peine un siècle, on s’était dit plus jamais. Et c’est sans parler des innombrables autres crimes dont la nature humaine est responsable. Nos grands-parents et arrière-grands-parents ont-ils failli à transmettre ce message au point de laisser le passé se reproduire ? Durant notre scolarité, on nous enseigne le devoir de mémoire : l'obligation morale de se souvenir des événements tragiques du passé, afin de faire en sorte qu'ils ne se reproduisent plus. Pourquoi nous apprendrea cette notion et insister sur son importance si nous sommes incapables de nous y conformer ?


Cette réflexion me conduit au concept de l’Éternel retour. Friedrich Nietzsche disait : « l’éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé ». Cette idée est en réalité une expérience de pensée qui invite les êtres humains à se questionner sur leur rapport à l’existence : seraient-ils prêts à revivre à l’identique et inlassablement leur vie ? Le philosophe allemand souhaitait grâce à cette doctrine enrayer le nihilisme en cours dans nos sociétés, à savoir la décadence de nos valeurs fondamentales. Ainsi affirmait-il à ce sujet : « vivre de telle sorte qu’il te faille désirer revivre, c’est là ta tâche ».


Je dirais donc pour conclure qu’encore une fois le futur porte notre espoir, l’espoir que notre humanité se bonifie et qu’elle cesse un jour de reproduire les erreurs qui assombrirent son passé.

Posts récents

Voir tout

Commentaires


  • Noir Icône Instagram

©2019 by Juliette Mita. Proudly created with Wix.com

bottom of page