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Quel féminisme faut-il aborder aujourd’hui ?

  • Photo du rédacteur: Juliette Mita
    Juliette Mita
  • 1 mars 2018
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 août 2019

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La polémique du #MeToo fait revenir au coeur de l’actualité la question du féminisme et divise l’opinion publique. Elle renvoie effectivement à la discrimination dont la femme peut être victime du simple fait de son genre et à l’inégalité de sa condition par rapport à l’homme. Cette problématique suscite d’autant plus notre intérêt qu’elle s’étend a l’ensemble des pays, sous diverses formes et à différents niveaux. Alors qu’au 20ème siècle, il était facile de définir le féminisme dont la préoccupation principale était les droits fondamentaux des femmes, les difficultés rencontrées aujourd’hui par celles-ci sont plus complexes et subtiles, ce qui nous oblige à repenser un féminisme moderne.


Retour sur l’histoire du féminisme


Sujet d’actualité majeur aujourd’hui, les racines du féminisme ne sont pourtant pas si lointaines. En effet, si certains journalistes ironisaient en 2015 de l’acquisition tardive du droit de vote par les femmes saoudiennes, ne faut-il pas rappeler que d’autres pays au développement social très avancé, comme la Suisse, ont autorisé leurs citoyennes à voter il y a moins de 50 ans ? Ainsi, chaque pays aborde la question du féminisme selon son point de vue, mais surtout à son rythme.


Repères géographiques 


Aujourd’hui encore, on peut constater une grande diversité des droits des femmes à l’échelle mondiale. Dans les pays occidentaux, les récentes révélations sur les agressions sexuelles révèlent que le problème de la condition féminine dans nos sociétés ne se limite pas aux inégalités salariales, mais renvoie à la perception même de la femme comme inférieur. Parallèlement, les pays au développement social moins avancé militent encore pour les droits fondamentaux des femmes.


La polémique du #MeToo et du #BalanceTonPorc


Dernièrement, le hashtag #MeToo, lancé par Alyssa Milano sur Twitter, et son dérivé français #BalanceTonPorc qui consistent à dénoncer les harcèlement ou agressions sexuelles dont on a pu être victime, ont fait face à de vives critiques. En effet, de grandes personnalités, comme notamment Catherine Deneuve, ont dénoncé le caractère agressif de ce phénomène et un jugement qui serait trop public pas assez juridique. Néanmoins, cette violence verbale est nécessaire pour que le geste ait un impact et c’est en rassemblant le témoignage de millions de femmes, jusque là condamnées au silence, que l’on réussira à faire changer les choses.


Supprimer l’inégalité, pas la différence


Il est certes nécessaire de lutter contre l’inégalité de condition auxquelles sont confrontées les femmes et qui s’illustre très bien par l’inégalité salariale. Néanmoins, il ne semble pas pertinent de militer en faveur d’une égalité parfaite entre les hommes et les femmes. Celle-ci entraînerait en effet une disparition des genres et des si belles spécificités propres à chacun. Pourquoi chercher à faire disparaître le charme et le pouvoir de séduction des femmes, la virilité et la galanterie masculine ? Aujourd’hui, rares sont les hommes qui tiennent la porte à une femme ou qui lui laissent leur place assise. De même, certaines femmes se comportent grossièrement, « comme des hommes » disent-elles, de peur de ne pas exister en tant que femme. Ceci est désolant. La femme n’a pas à devenir homme et l’homme n’a pas à devenir femme, tous deux doivent cultiver leurs différences tout en militant pour des droits communs.


Un féminisme féminin 


D’aucuns diront que jouer de sa sensualité, comme s’en amuse souvent la sulfureuse Emily Ratajkowski sur son compte Instagram, va à l’encontre du féminisme. Il ne s’agit pas de prendre le parti inverse, notamment défendu par Abnousse Shalmani, qui n’envisage la libéralisation de la femme que par sa nudité, mais il faut garder à l’esprit que le féminisme ne doit pas impliquer la disparition de la féminité. Les femmes ne doivent pas chercher à imiter les hommes, à reproduire leurs comportements pour pouvoir affirmer leur pouvoir ; ceci reviendrait à conférer à la gente masculine l’exclusivité du pouvoir. Au contraire, c’est à travers leur féminité qu’elles doivent s’affirmer : on peut être belle, sexy et femme de pouvoir, comme le prouve Jessica Chastain dans Le Grand Jeu.

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