Raksa : de la danse au cinéma
- Juliette Mita

- 26 oct. 2019
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 oct. 2020
Cette année avait lieu la première édition de Raksa, un festival de cinéma qui met l’accent sur le corps et les danses du monde. Du 23 au 25 octobre, les participant.e.s ont pu assister à la projection d’une trentaine de courts métrages et voter pour leur préféré. Raksa, c’est une danse en arabe. Ce choix de langue n’est pas laissé au hasard ; le festival porte en effet un regard particulier sur les films de danses arabes.
Le mélange des arts
À travers une sélection diverse, Raksa nous immerge dans un univers artistique aussi riches en formes qu’en techniques et genres cinématographiques. Fiction, documentaire ou cinéma expérimental, c’est l’amour de la danse et du corps en mouvement qui rassemble tous les films. La force de ces courts-métrage est ainsi de mêler subtilement la danse au cinéma, afin de proposer des créations intenses et puissantes aux spectateur.rice.s On retrouve cette diversité des moyens d’expression dans La Chimère, de Zak Kedzi. Le réalisateur y met en scène la recherche chorégraphique de cinq danseuses sous la forme d’un documentaire, ainsi que leur performance artistique sous forme de fiction.
Le reflet d’une société
En tant que support artistique, la danse s’apparente à l’extériorisation d’une pensée. Elle devient en cela le reflet de la société dont elle émane et de sa mentalité. Que cette fonction rôle soit intellectualisée ou non, le message délivré n’en est pas moins fort. À travers sa gestuelle, le ou la danseur.se raconte quelque chose sur son identité et sa culture. La diversité oeuvres proposées n’est alors que le miroir des différents attributs sociaux. Dans le court-métrage T.I.A., réalisé par Matthieu Maunier-Rossi, les mouvements de corps du danseur traduisent ainsi les maux de la société congolaise et nous montrent une voie possible vers la liberté.
Le mot du fondateur, Rami Al Rabih
« J'ai eu l'idée de créer le festival Raksa après la réalisation de mon film La Danse d'Amal. Les films de danses et les films arabes étant peu connus et représentés dans les festivals, nous nous sommes engagés à diffuser ce cinéma marginalisé, le Ciné-Danse du Monde. Grâce à la section dédiée aux réalisateurs arabes, nous souhaitons créer un lien entre la France et le Moyen-Orient. Pour cette édition, par exemple, nous proposons un focus sur le Liban ; nous avons des partenariats avec des cinémas libanais qui diffuseront tous les films gratuitement. Plus qu’un festival de danse, Raksa est une association qui soutient ces projets et les accompagne pendant un an. »
En résumé, ce festival s'illustre dès sa première édition par une sélection aussi riche que variée. Et pour ceux qui auraient raté l'occasion, Raksa organise une diffusion des lauréats ce jeudi 7 novembre !


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